Paisible Bulgarie

On passe une frontière et notre direction est celle de la mer Noire, avec son délicieux soleil et ses relaxantes plages. Nous arrivons à Varna, en Bulgarie.

Dans ce pays, les mouvements de tête pour dire oui et non sont à l’opposé de ceux qu’on connaît. On hoche la tête de droite à gauche pour dire oui et de haut en bas pour dire non. Cela nous aura valu de beaux quiproquos le temps de notre séjour ici.
Maëlle et Silvère nous ouvrent leur porte ludiquement avec un accent qui nous est familier… Ces 2 français vivent en Bulgarie depuis 6 mois et ont comme projet de soutenir une éducation difficile d’accès pour les enfants tziganes. En faisant la récup’ de merveilles et d’autres trouvées dans la rue, ils créent des petits jeux qui leur permettent de tisser du lien avec les enfants.

Toujours à l’aide de nos pouces, nous partons découvrir le grandiose massif des Balkans.
La fraîcheur montagnarde nous conseille d’aller frapper à la porte d’un monastère pour la nuit. Mais nous arrivons trop tard, et malgré nos chants crépusculaires, la lourde porte en bois ne s’ouvrira pas. Devant elle, on s’endort sobrement.
Le stress semble être un état inexistant en Bulgarie. Dans leur 4 roues, l’anticipation n’est pas de mise. Sans ceintures, les virages pittoresques nous font avoir des sueurs froides. Alors on respire, on essaie de se mettre dans un état Bulgaresque et on évite les « Katastrof » ! (mot très employé quand ils parlent de la route…).
Nous arrivons le lendemain au pied du monastère Backouski, au sud de Plovdiv, dans le centre du pays. Cette fois-ci, nous arrivons suffisamment tôt pour y dormir dedans plutôt que devant. Le détail de l’art religieux orthodoxe nous émerveille. Il en est de même pour les montagnes entourant le monastère.

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Au Coeur du massif des Rodopies, à Smoljan, on rencontre Valentin et sa généreuse famille avec qui on passe la fin de l’été. Avec sa femme, ils deviendront parents d’ici 1 mois. Alors l’heure est à la finition des travaux de la partie basse de la maison, leur futur nid. Les familles bulgares sont communautaires et plusieurs générations vivent sous le même toit. La grande solidarité qu’il y a au sein des familles permet de contrer les difficultés économiques. Comme la tradition le veut, c’est le père de Valentin qui lui construit sa maison pour sa future famille. Ici, la grande maison où 4 générations se côtoient se trouve en haut de la colline et il n’y a pas de route pour y accéder.

Valentin s’occupe d’une association qui promeut la jeunesse. Il organise des séjours culturels pour de jeunes européens qui viennent découvrir sa région et permet à de jeunes bulgares de partir à l’étranger.
Accompagné d’une énergie foudroyante, il prend plaisir à nous faire visiter la région et nous trimballe d’un lieu à un autre avec un grand enthousiasme. Une nuit tombée, nous nous retrouvons à un festival de yaourt bulgare en pleine élection “Miss Rodopi”. Dans un fracas de rock bulgare, on rigole de l’anachronisme de la situation.

Nous sommes hébergés chez Reina et Stephan, les grands-parents. Leur hospitalité excessive nous empêche de pouvoir ramener quoi que ce soit chez eux et nous fait nous sentir un peu comme des pachas… On part les aider pour la récolte des patates. Après toutes les visites faites avec Val, cette journée avec les mamies du quartier nous semble presque reposante. Pendant que les dos se courbent dans le champs, les jacassements et rigolades se rajoutent aux cris que pousse le papé pour faire avancer Pietro, le cheval lunatique, qui, avec une patte fatiguée glisse dans les descentes et te croquerait un doigt avec grand plaisir .
À notre insu, Reina la grand mère se régale de nous cacher des cadeaux… Sacs de haricots secs, chocolat en poudre, paires de chaussettes, pâte à tartiner et tout un tas de conserves maison viennent remplir nos besaces… Le refus n’est pas autorisé. Leurs grands sourires et leurs embrassades nous touchent profondément.

Après avoir traversé les montagnes, on retrouve une chaleur grandement appréciée, l’été n’est pas parti bien loin. Nous voilà en Grèce. Changement brutal, l’auto-stop fonctionne beaucoup moins bien. Les attentes se font longues et on redécouvre la peur sur les visages. La nuit tombe, on trouve une petite chapelle de bord de route pour nous abriter pour la nuit. 11 heures du soir, le prêtre passe. Il réagit avec un grand sourire et d’un signe de la main, nous fait comprendre de ne pas interrompre notre nuit. Dans nos 3m² avec l’eau bénite et les cierges en voisins de chambrée, la nuit sera très reposante.
Après la rencontre de Géorgia, une perle, nous arrivons finalement à Thessalonique, seconde plus grande ville du pays.
On retrouve Maria, une amie d’Eugène. Sur les hauteurs de la ville, dans son nouvel appartement, nous profitons de la semaine pour nous reposer et préparer la suite du voyage. À nous la féta, les cafés frappés, les pitas, le rakomelo, la moussaka !

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Dans quelques jours, nous prendrons la route vers le sud pour rejoindre l’île d’Evia.

Que votre automne soit rempli de douceur,
de jolies couleurs,
de lenteur.

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Une réflexion sur “Paisible Bulgarie

  1. Je m’en doutais bien que vous alliez laisser tomber l’Est pour le Sud, avec l’hiver qui arrive à grand pas…
    Votre petit séjour en Bulgarie m’a fait chaud au coeur de savoir que la solidarité familiale et l’hospitalité perdurent dans certains pays !
    J’ai hâte de lire vos aventures en Grèce et profitez bien de leur cuisine !!!
    Des bisous de l’Ariège où effectivement l’automne est bel et bien arrivé.
    Cathy

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