Pincées salées pour fin d’été

Après une journée de stop colorée par des rencontres très hétérogènes, nous arrivons sur l’île d’Evia, au nord-est d’Athènes. À 3 kilomètres du village de Ροβιές (prononcer Rovies), nous sommes accueillis à la ferme de Παλιόμυλος (Paliomylos = le vieux moulin). Giorgos s’est installé il y a 3 ans, reprenant une parcelle de terre familiale longée par la rivière. Après un bout de vie en tant qu’informaticien, il a décidé de changer de vie et essaie de devenir auto-suffisant avec la volonté de créer un lieu de vie communautaire.
En prenant le chemin de la future forêt nourricière, on se régale d’apercevoir le joli petit atelier auto-construit avec les matières environnantes. Dans le jardin, on découvre les fabuleux Snake beans (les haricots serpents) qui peuvent atteindre facilement 60cm! Miam!

Dans un cadre merveilleux, entre mer et montagne, la saison se veut à la récolte des olives. Les petites olives seront transformées en huile alors que les grosses Kalamata sont des olives de table. Grimpant sur l’échelle ou dans les arbres, pendant que les cigales tardives profitent de la chaleur de fin de saison, nos corps sont heureux de s’activer à « peigner » tous ces arbres.  Pour ce début de projet, les petites mains volontaires sont essentielles à la récolte. On rencontre Marco, le costaricain, Alice et Sam les anglais et Melina et Emma les autochtones. La veille de notre départ, une veillée musicale et des pizzas maison viennent clôturer joyeusement notre séjour ici.

Une voiture, puis deux, puis trois, et nous voilà à bord de la peugeot 206 rouge de Giorgos et Ermioni. Ils rentrent de quelques jours de vacances sur l’Ile d’Evia et se dirigent vers la capitale. Cette rencontre est remplie de chaleur, de sourires. Des liens se tissent…

Nous arrivons à Athènes, Ioanis le cuisinier nous acueille 3 jours chez lui sous le signe de la générosité et de l’hospitalité. Mais sous ces apparences bienveillantes, beaucoup de non-dits sont dévoilés le jour de notre départ faisant apparaître un manque d’authenticité, de sincérité.  Nous repartons déboussolés de cette rencontre.
Vidés d’énergie, nous prenons la direction du Péloponnèse, le sud-ouest du pays. On prend un train, puis on fait de l’auto-stop. Personne ne s’arrête. On remonte dans un train. Arrivés à Corinthe, on retend les pouces. Toujours rien. La journée tend à sa fin. C’est la dépression. Lassés, on décide de rentrer sur la capitale qu’on était content de quitter.

Nous retrouvons les perles Giorgos et Ermioni qui nous avaient pris en stop. Ils nous hébergent quelques jours, le temps de se remettre de notre sensation d’échec. Ils sont vraiment très attentionnés et le temps passé à jouer aux cartes et au Tavli tout en sirotant du café grec réchauffe nos coeurs.

Un bateau plus loin et nous voilà en Crète, la grande île grecque. Nous rencontrons Eleftaria et Nikolas. Entre soupe de fèves, tourtes en tout genre, dakos, raki et compagnie, ces deux crétois prennent plaisir à nous faire déguster les spécialités de leur île. La panse bien garnie, nous partons camper quelques jours au sud de l’île. Après avoir descendu les gorges de Samaria, nous marchons en longeant la côte vers l’est. Au bord d’une eau transparente et sur réclamation de nos mollets, nous nous arrêtons un moment pour pratiquer le farniente afin de faire griller savoureusement ces derniers. C’est à l’arrière d’un pickup, cheveux au vent, que nous retraversons les  montagnes pour nous rendre au nord de l’île. Car on s’attache de plus en plus à la Légèreté, nous quittons nos hôtes avec un bon argument pour les revoir : nous leur confions l’accordéon qu’il nous reste.

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Un bref retour par Athènes, chez nos amis Giorgos et Ermioni pour nous remplir d’énergie, puis c’est une mer bien agitée qui nous transporte jusqu’à l’île de Samos. Après 10 heures de nausées voyageuses, nous retrouvons Natalia au port de Karlovassi. Avec son compagnon Antonis, tous deux vétérinaires, ils nous partagent leur maison en cette fin de mois. Le vent nous escorte, les vagues s’emballent, le soleil entame un temps de repos.

Ce petit mois grec s’achevant, notre chemin sort doucement du vieux continent pour pénétrer aux confins de l’Asie et de l’Europe, en Turquie.
Les couleurs de l’automne nous accompagnant, une transition s’amorce.

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Une réflexion sur “Pincées salées pour fin d’été

  1. Joyeux anniversaire mon Robin !!!! On pense à toi très fort, que cette journée soit remplie de bonheur et de soleil dans ton cœur !!!Plein de Bisousss Isa, Yves et Rudi

    Envoyé de mon iPhone

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