Farandole de couleurs et saveurs pimentées

12 heures de train depuis Bombay puis nous rejoignons Agonda, à Goa sur la côte ouest du pays. Jessica nous accueille dans son café, le Mandala café, pour passer nos premiers jours en Inde.

Goa est une concentration de touristes « bien être » à l’affût de pratiques yoga et développement personnel. Sur la plage, à côté d’occidentales en bikini, quelques vaches se prélassent sur le sable. Au coucher de soleil, on aperçoit tout excités les dauphins dansant dans la mer d’Arabie.
Nous laissons ce coin où le tourisme fait tripler le prix de la vie et partons au sud, dans le Kérala. Nous découvrons des visages pleins de sourires, des yeux remplis de curiosité et sommes surpris de voir des indiens qui dorment partout, dans toutes les positions et quelles que soient les conditions. Dans les rues, la farandole colorée des saris que revêtent les femmes contraste avec les déchets abandonnés beaucoup ici et surtout là. Les délicates fleurs glissées dans leurs longues tresses viennent camoufler une odeur ambiante parfois douteuse que l’on se passera de décrire.

En traversant les plantations de thés et de cafés, un bus local slalome à toute allure en évitant singes, vaches et les multiples 2 roues. Nous sommes à 1000 mètres d’altitude, dans la jungle de Wayanad. Au hasard d’une rencontre, nous arrivons dans un ashram et partageons un repas et quelques prières avec le Sage du lieu. Nous dormons dans une cabane avec des singes perchés dans les immenses arbres quelques mètres plus haut. Au matin, un scorpion, serein, passe sur notre chemin avant de rejoindre la majestueuse forêt.

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Un peu plus au sud, Bhoopathy et sa famille nous accueillent dans leur ferme de cocotiers. Les délicieux repas que l’on savoure sur une feuille de bananier sont remplis de sourires mais surtout de chilis. En sirotant le fameux Chaï (thé au lait et aux épices) Bhoopathy nous raconte comment il pourra se marier… il lui faudra trouver une femme qui appartient à la même caste que lui, obtenir l’approbation de ses parents et bien sûr que l’astrologue trouve une bonne combinaison entre leurs signes. La complexité du fonctionnement sociétal indien nous laisse souvent perplexes. Il y a tellement de choses que nous ne comprenons pas. Joyeusement, nos bidons remplis de noix de coco, nous partageons sur nos vies remplies de différences.

Durant nos longs déplacements, nous voyageons en train, dans la classe générale, classe où tout est permis et où convivialité mais surtout proximité sont de sortie ! Les retards inévitables, se comptant en heures, nous apprennent la patience. Celle-ci est rythmée vocalement par les vendeurs de chaï, bouteilles d’eau, samosas et autre nourriture sur-pimentée. Les portes et les fenêtres grandes ouvertes, nous respirons de paysages merveilleux. Tout d’un coup, un grand silence s’installe et tout le monde se fait tout petit… On aperçoit des femmes, qui n’en sont pas vraiment, circuler dans les compartiments en giflant et pinçant les hommes pour obtenir des billets. La caste des transgenres est très respectée car les Hijra (ladieboys) seraient dotées de pouvoirs (bénédictions mais aussi malédictions). La couleur de nos peaux nous permet de ne pas subir ce racket toléré parfois violent. Ce spectacle nous laisse stupéfaits.

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Un peu plus tard nous arrivons à Hampi, une énorme cité de la taille de Paris qui a vu son apogée aux XVème et XVIème siècles. Aujourd’hui, nous déambulons dans les ruines de temples en nous méfiant des singes qui n’hésitent pas à voler les bananes qu’ils aperçoivent. Nous sommes hébergés dans le local d’une ONG qui s’occupe des enfants sur des temps périscolaires pour l’accompagnement aux devoirs et autres ateliers créatifs. Nous rencontrons Gabriela, une volontaire péruvienne qui nous fait visiter la ville. Nous repartons avec elle et faisons un tour à Arambol, au nord de Goa pour le Mouth Harp Festival (festival de guimbarde) où nous faisons du volontariat et retrouvons des amis d’Agonda.

Émerveillements indiens.

On tourne la tête et rencontre des surprises.
Des oiseaux jamais vus, des fruits inconnus,
des odeurs à chaque coin de rue, des tissus de toutes les couleurs,
des repas bien épicés à nous faire tourner la tête.

Nous laissons la chaleur de l’hiver indien pour remonter un peu plus au nord.

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