Respiration, observation et mains dans la terre

En 10 jours de noble silence, la médiation Vipassana est une expérience en profondeur. Loin du facile et de l’agréable, elle nous montre le chemin pour développer son équanimité, maîtriser son esprit et rencontrer la sagesse par sa propre expérience. Dans le pays de naissance du Bouddha Siddartha Gautama, cela fait sens pour nous de pratiquer cette technique.

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Au nord-est de la capitale, nous rejoignons le village de Jaisigun. Madhusudan, sa femme et leur fils nous accueillent dans leur cabane de tôles d’après tremblement. Comme beaucoup de familles, leur espoir en la reconstruction d’une habitation moins précaire occupe une place importante dans leur quotidien. Par la proximité de leur maison avec la fontaine, on observe une déambulation constante de villageois pour tout un tas d’occupations hydrophiles. Prendre sa douche, laver la vaisselle, faire sa lessive, boire, se laver les dents… La fontaine se trouve être une place centrale du village. L’eau rassemble. Après s’être hydraté, c’est l’heure d’aller moissonner. Couper le blé, faire des bouquets, les battre, trier le grain, le transporter, le conserver. Un travail familial de grande ampleur ! Le 14 avril (1er Baisakh 2074) nous partons marcher dans les jardins de thé pour fêter le nouvel an népalais. Après cette escapade, une bouteille de soda de 2,5 litres que l’on déguste entre amis vient marquer ce jour de fête.

Nous quittons le village en montant sur le toit d’un bus. Nos mains crispées aux barres de toit, les yeux remplis de reliefs et nos coeurs de virages, nous goûtons les plaisirs du transport en commun népalais.

Nous arrivons à Imadol. Grand contraste. Dans cette banlieue de Kathmandou, les plus chanceux des népalais y construisent des maisons de 3 étages pour y héberger toute leur famille. Rakesh accueille des volontaires pour l’aider à finir d’aménager sa maison et son jardin potager. Bien qu’en cours d’aménagement, la maison possède tout le confort occidental. L’eau chaude pour prendre une douche nous semble être tellement luxueux…

Après avoir pris plaisir à cuisiner pour l’équipe de bénévoles, nous repartons en terrain connu.

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C’est dans la ferme de Faskot que nous retournons voir notre famille népalaise et apprécier le plaisir des champs. Retourner la terre, désherber les oignons, semer le maïs, ranger le foin… On se sent bien à bouger nos bedaines. La mère du foyer prend plaisir à nous offrir à manger et essaye par tous les moyens de nous remplir autant que possible nos assiettes. Amma (mère comme nous l’appelons) s’occupe de tout. La cuisine, les travaux des champs et les animaux. C’est la première levée et la dernière couchée. Malgré la quantité de charges qu’elle porte sur son dos tout au long de la journée, elle garde le sourire et la bonne humeur. Comme la plupart des femmes au Népal, elle est le pilier central de la famille. On se sent bien ici, notre énergie se plaît à suivre le rythme du soleil, de la saison. On est un peu comme à la maison. Dans quelques jours, ce sera le temps de récolter les pommes de terre.

Nous vous souhaitons un joyeux mois de mai !

Et n’oubliez pas, faites ce qu’il vous plaît!

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