Une vie deux nomades

Après 16 mois avec nos sacs à dos de 7 kg comme unique bagage, 14 mois passés hors de France, 22 pays rencontrés, une vingtaine de fermes visitées, 28 000 kilomètres parcourus, 10 bateaux, 2 avions, beaucoup de trains, de bus et une infinité de voitures et autres véhicules empruntés, un nouveau voyage s’amorce.

Au fil de cette aventure, nous avons fait la rencontre du détachement. Détachement matériel avec nos sacs comportant peu d’affaires, détachement en termes de confort puisque nos nuits se font parfois dans des conditions précaires, subissant le confort ou l’inconfort de la situation. Enfin le détachement du point de vue de la sécurité avec la découverte de l’inconnu et de toutes les peurs qu’il engendre. Le renoncement entraîné par tous ces détachements nous apprend à nous recentrer sur nos besoins premiers. Simplement et avec sobriété, nous continuons à voyager.

Nous avons également eu la visite de la fatigue. En plus d’enchaîner la visite de lieux différents, nous aimons partager le quotidien de familles locales, où l’on décide volontairement de suivre leur rythme. Alors, on se sent parfois déconnectés de nos propres rythmes, de nos propres besoins. Mais l’humanité de toutes ces rencontres nous nourrit énormément et vient renforcer nos choix de voyage.

Chanceux, nous avons fréquenté la déconstruction. La déconstruction d’un schéma de fonctionnement qui nous est propre, lié à notre culture, à notre éducation et à tout ce qui nous a construit. Nous avons aperçu des multitudes de possibilités de fonctionnement, cela nous interrogeant sur nos façons de faire et nous faisant remettre en question les notions de bien/mal, vrai/faux, falloir, devoir, pouvoir.

Pendant presque un an et demi, 24h/24h et 7jours/7 ensemble, les deux individus que nous sommes se sont aussi rencontrés, soutenus, engueulés, relayés, détestés, aimés. Je suis seul et je voyage à deux, nous sommes deux et nous voyageons seuls… Nous apprenons la communication et autres délicatesses…patience, écoute, compromis… Nous nous sentons forts de cette aventure collective.

Le long du chemin nous faisons la connaissance avec le rêve, mon rêve, nos rêves. Nous apprenons à diriger nos pas là où nos rêves nous guident. Nous sommes acteurs de ce rêve et reprenons le pouvoir de nos vies. Nous sommes tellement heureux de tout ce chemin parcouru.

Après 16 mois sur ce sentier, nous découvrons aussi le manque de ceux et de ce qu’on aime. Alors on essaie d’y pallier. De tendres pensées souvent envoyées pour ceux qu’on aime et des orgies gustatives imaginaires sont quelques outils que nous employons pour lutter contre ces manques.

Additionné à cela, le besoin de sédentarité, de prendre racine, vient doucement faire apparition dans notre voyage. Notre envie de s’impliquer durablement dans un projet pour concrétiser toutes les idées récoltées commencent à occuper beaucoup de place dans nos esprits.

Après maintes réflexions, cela nous amène à prendre la décision d’un retour vers notre contrée.
Mais comme à notre habitude, ce retour se fera dans la lenteur !
Notre issue pour quitter le Népal dans la facilité, c’est de s’envoler…
Oui mais alors vers quelle destination ?

Les Paris sont ouverts !

cropped-banderole-himalaya2.jpg….
Puissiez-vous tous être heureux.

Publicités

2 réflexions sur “Une vie deux nomades

  1. Comment ? … Mais en tapis volant ou sur le dos de votre Génie bien sûr !
    Où ? … Dans le sillage de la fée Clochette sans doute …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s